Communauté de Cupuaçu / Cupaçu Community

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Après 2 heures de bateau depuis Belém, une demi-heure de popopo (petit bateau) et une autre demi-heure de marche sur piloti horizontaux en forêt, on arrive à la communauté de Cupuaçu composée d'une trentaine de familles dispersées sur le bord de l'igarapé (petite rivière amazonienne) du même nom. Il est également possible de s'y rendre par autobus en transitant par Barcarena. Les habitants y circulent en canot et cette voie hydraulique constitue en quelque sorte la route principale entre les maisons. Le mode de vie des habitants demeure très simple. La faune est la flore est très diversifiée et on peut apercevoir entre autres de petits singes, des serpents et des anguilles électriques. Située au coeur de la forêt amazonienne, cette communauté vit paisiblement bien qu'elle éprouve des difficultés à générer des revenus.

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It takes 2 boatride hours from Belém, half an hour of popopo (small boat) and another half an hour walking on horizontal stilts in the forest to get to the Cupaçu community: thirty families living near the igarapé, small amazonian river. You can also reach the community by bus, with a transit at Barcarena. The locals use canoes for transportation and the river is their main road. Their way of life is very simple. The nature is diversified, and you may see little monkeys, snakes and eels. Located in the amazonian forest core, the families are living a serene life, even if it may be difficult for them to generate incomes.

Pourquoi cet endroit est équitable, solidaire, culturel ou responsable?

C'est la communauté de Cupuaçu que le groupe de jeunes étudiants en agronomie Integração Comunautária Agroextractivista (ICA) réalisent leurs projets de plantation d'açai (petit fruit qui représente la base de l'alimentation des habitants de cette région) et de formation en agriculture écologique. De façon tout à fait bénévole et de par leur propre initiative, ces jeunes ont choisi cette communauté pour effectuer des activités de sensibilisation à l'environnement, de gestion de déchets et d'agriculture biologique. Aujourd'hui, 11 rangées de 16 plans d'açai font partie du paysage et fourniront un revenu stable à cette communauté lorsque les petits fruits bleus abonderont sur les branches d'ici à 3 ans. En attendant, on fait pousser toutes sortes de cultures à croissance rapide telle que le maïs afin d'atténuer l'impatience de l'agriculteur passionné. Toutes les cultures sont conçues afin de permettre un usage durable de la terre. Le groupe ICA oeuvrent en partenariat avec l'Association des habitants de l'igarape Cupuaçu. L'Association, c'est en fait Rosa, la présidente de l'Association, et ses projets. Une femme déterminée, travaillante et extrêmement sympathique. Elle tente de mettre en oeuvre des projets d'écotourisme et veille à la préservation des forêts de la communauté. Elle souhaite diversifier les sources de revenus des habitants afin d'assurer la survie de la communauté.

Un exemple de la solidarité qui existe dans la communauté et du lien que cette dernière possède avec son environnement se trouve dans la fabrication artisanale de la farinha (farine de manioc), un aliment qui est à la base de l'alimentation en Amazonie brésilienne. Sa production sur place résulte de l'effort commun de plusieurs membres de la communauté. De plus, ceux-ci procèdent à chaque étape de la fabrication, de la cueillette du manioc jusqu'à sa torréfaction.

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The students of Integração Comunautária Agroextractivista (ICA), studying agronomy, are developing their açai plantations (little fruits composing the base of the local alimentation) and formations in biological agriculture with the Cupaçu Community. Vontarily and on their own initiatives, they developed their activities of consciousness raising regarding the environment, the waste management and the biological agriculture with the community. Nowadays, 11 rows of 16 seedlings are growing and will provide incomes to the community when their little blue fruits will be ready for gathering in 3 years. Until then, a few faster cultures, such as corn plantations, are giving job to the passionate local farmers. The ICA group is working in partnership with the local association of the igarape inhabitant, the association being Rosa, the president, and her projects. Determined, nice and hard-working woman, she is putting together ecotourism projects and is looking for the conservancy of the community forests. She wants to diversify the incomes ressources of the locals, in order to assure their survival.

The handmade fabrication of farinha (manioc flour) is a good example of the community solidarity and relationship with their environment. The community produces every step of the fabrication, from the gathering to the roasting.

Catégories : Site naturel

Galerie de photos et vidéos

VidéoPetite fille de la communauté se pratiquant à avironer. Le canot est le principal mode de transport à Cupuaçu.Felipe, du groupe ICA, grimpe sur un arbre d'açai. Il s'agit de la manière traditionnelle de récolter ces petits fruits.Les marais innondés lors des marées obligent les habitants à se déplacer sur des troncs de buriti, un arbre extrêmement léger qui flotte facilement.Le fruit du cacao, dont la chair blanche délicieuse se déguste comme un fruit alors que les graines sont utilisées dans la fabrication du chocolat.Une mère et son enfant.Petite famille de la communauté.Le puit de la communauté qui fournit de l'eau potable.Des habitants de la communauté et des jeunes membres du groupe ICA, suite à une expédition dans la forêt.Une maison qui donne directement sur l'igarapé (petit cours d'eau amazonien) de Cupuaçu.Plantation d'açai biologique initié par le groupe ICA il y a quelques années. Si tout va bien, la première récolte devrait avoir lieu dans 2 ans. Ici, Lidiane du groupe ICA admire une des 18 rangées de leur plantation.Des jeunes de la communauté se baignent dans l'igarapé Cupuaçu.Baignade dans l'igarapé de Cupuaçu avec les enfants de la communauté.Des enfants de la communauté s'amusent avec un canot. Dès un très jeune âge, ceux-ci savent comment manier l'aviron, car le canot est leur principal moyen de transport.Soirée de danse dans la communauté: forró, carimbó (danse traditionnelle de la région) et brega, bien sûr.Récolte de manioc.On enlève la pelure du manioc en vue de la préparation de la farine.Certaines espèces de manioc doivent être trempées quelques jours dans l'eau de la rivière afin de perdre leur âpreté et de devenir comestible. Sur la photo: on récupère le manioc trempé et on lui enlève sa pelure.Le manioc est broyé à l'aide d'une machine qui est activée par une bicyclette qu'on pédale. Sur la photo: Simon, le directeur d'Ecomaris, se prête à l'exercice.La pâte de manioc est essorée avant d'être grillée. On laissera ensuite reposer le jus de manioc afin de séparer le liquide des sédiments. Le liquide deviendra du tucupi (bouillon utilisé pour la soupe ou la cuisson du poisson) alors que les sédiments deviennent de la farine de tapioca, utilisée dans la fabrication de tapioquinha (petites crêpes) ou dans la formation de la goma (gélatine qui est un ingrédient de la soupe traditionnelle tacacá) lorsque bouillie avec de l'eau. Bref, absolument rien n'est perdu dans le processus de la fabrication de la farine de manioc.Purée de manioc essorée et résidus de la purée tamisée. Mélangés à du coconut râpé, ces résidus seront utilisés dans la fabrication de beijú, une petite crêpe sucrée. Encore une fois, rien n'est perdu, tout est utilisé!La purée de manioc essorée est finalement grillée sur le poêle à bois communautaire. La base de celui-ci est en fer, mais l'idéal est une base en cuivre, ce qui est toutefois très coûteux.Daria à l'oeuvre. Le grillage est un art en soi: température idéal de la poêle et technique de maniement de la spatule, tout doit être au point afin d'obtenir une farinha parfaite.Randonnée en forêt.Petite pause au bord de la source de l'igarapé Cupuaçu pour procéder à une photo officielle. Il faut remarquer que le drapeau exhibé par la communauté pour les besoins de la photo est celui de l'État du Pará et non pas celui du Brésil. En effet, les Paraenses (les habitants du Pará) ont un fort sentiment d'appartenance à leur région.Ateliers sur l'importance de l'eau potable donné à la communauté par le groupe ICA (Integração comunitária agroextrativista).Afin d'héberger le groupe de l'expédition Amazonie 2008, la communauté a construit ce baracão (grosse cabane). Protégé de la pluie par le toit de branches de palmier et des insectes par des moustiquaires adaptés au hamac, le sommeil était délicieux.Fourmi géante de la forêt amazonienne.Élodie qui s'amuse avec des enfants de la communauté.

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